Nouvelle vague de mortalité des arbres en Europe Centrale

novembre 29, 2018
Source:
HU/IHB/Fordaq JT
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Après le Waldsterben des années 80, la réduction des émissions en cause a permis de calmer le jeu. Voici qu'un article issu de l'université Humboldt de Berlin et publié dans la revue Nature Communications relance le débat sur la surmortalité des arbres des forêts d'Europe Centrale au cours des 30 dernières années. 

Une équipe de chercheurs de la HU et de l'université pour l'agriculture à Vienne a analysé la mortalité des arbres en Allemagne, Autriche, Pologne, République Tchèque, Slovaquie et Suisse. Les chercheurs menés par Cornelius Senf et Rupert Seidl ont analysé manuellement 720 000 images de satellite qui montrent que la mortalité de ces forêts a doublé au cours des 3à dernières années. En 1985, elle se situait encore à 0,5 % de la surface par an, tandis qu'en 2015, on arrive à 1% par an. Les chercheurs en déduisent que la mortalité actuelle est bien pire que celle du Waldsterben des années 80. 

A cette époque, la cause était à chercher dans les gaz d'échappement, mais maintenant, c'est le changement climatique qui est incriminé. Des extrêmes climatiques, des tempêtes, des attaques de bostryche en sont les conséquences. 

Par ailleurs, la demande de bois sociétale a grimpé et en même temps, la sylviculture est devenu moins brutale, avec moisn de coupes rases et plus de prélèvement ponctuels. 

En ce qui concerne la mortalité des arbres, paradoxalement, les surfaces concernées ont augmenté mais pas le nombre des arbres, qui reste globalement inchangé. Les chercheurs interprètent qu'aujourd'hui, la mortalité frappe des arbres plus grands et plus âgés qui trouent davantage la canopée. 

Parler d'une forte mortalité des arbres dépend donc de l'unité de mesure, d'autant qu'à de nombreux endroits, de jeunes arbres repoussent à l'emplacement des arbres qui sont morts sur pied. 

Voir la publication originale en anglais :

Originalpublikation (Englisch)