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Dans un contexte délicat pour Biesse, avec une chute historique de son chiffre d'affaires, et suite à la démission du PDG de l'entreprise Massimo Potenza, les rênes de l'entreprise ont été repris par le président du conseil et dirigeant historique Roberto Selci, le fils du fondateur. Il s’efforce de resserrer les rangs, et ce n’est pas un hasard s’il a rappelé des États-Unis Federico Broccoli (photo), l’un des grands cadres historiques, fidèle de toujours à la famille fondatrice. Broccoli, qui s’était heurté à Potenza, avait été envoyé à Charlotte aux États-Unis par la famille Selci pour diriger la grande base américaine, l’un des marchés les plus importants pour Biesse. Ces derniers jours, Broccoli a envoyé plusieurs messages aux équipes, pour tenter de recréer un esprit d’équipe et un sentiment d’appartenance à l’entreprise.
La nouvelle direction a réussi à conclure un accord avec les syndicats sur le dispositif de chômage partiel évitant ainsi des grèves. Dans le cadre de cette volonté de resserrement interne, les commerciaux du monde entier affluent actuellement dans la ville pour faire le point. Ensuite, ce sera au tour du service technique, c’est-à-dire les techniciens qui assemblent et réparent les machines en équipe. Ce département est justement celui où deux employés ont été impliqués dans une affaire de vols de pièces détachées, revendues à des tiers pour des réparations illégales. Cette affaire fait l’objet d’une enquête judiciaire en cours.
En Italie les problèmes de Biesse sont aussi une affaire politique. Un sénateur de l’UDC, Antonio De Poli, a annoncé il y a quelques jours le dépôt d’une question parlementaire, afin d’interpeller le ministre Adolfo Urso sur la situation de Biesse et de ses salariés.
Source : Il Resto del Carlino
