La querelle du bois rond

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Fransylva/Fordaq JT
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La FNB organise le 6 février prochain une conférence de presse pour dénoncer « des ventes de bois brut hors des frontières hexagonales » qui menacent de faire disparaître la filière. Fransylva souhaite revenir sur la réalité des chiffres et les véritables causes du dysfonctionnement de la transformation des bois en France.

D’abord, un message de solidarité sur le fond du sujet

Fransylva encourage les scieurs à se développer et à innover. En effet cela crée des débouchés innovants et plus valorisant pour nos bois. Cette ambition va totalement dans la sens d’une initiative prise depuis déjà 7 ans par Fransylva à travers la création de Forinvest. Ce Club de Business Angels forestier accompagne l’innovation dans des entreprises de l’aval de la filière pour créer des débouchés nouveaux et innovants pour nos bois. Déjà 7 millions d’euros investis dans 27 entreprises !

Ensuite une réalité : la mondialisation et le manque d’investissement de la part des scieries

Aujourd’hui le marché des bois est mondial et filière forêt-bois doit jouer le jeu à cette échelle. Toute mesure protectionniste risque de freiner l’ambition souhaitée par le gouvernement et soutenu par chacun d’entre nous de voir la première et la deuxième transformation progresser. Ce n’est pas en fermant les frontières pour obtenir une matière première moins cher que nous sortirons pas le haut. Mais c’est bien en prenant le pli de l’innovation et en investissant dans des outils, de la recherche et du développement que les acteurs français de la transformation des bois redresseront leur activité.

Pour finir : un enjeu commun, créer de la valeur ajoutée en France, avec nos bois !

Le développement des acteurs de la transformation des bois va apporter de la valeur ajoutée sur notre territoire. Il est important que cette valeur ajoutée se répartisse de manière cohérente sur l’ensemble de la chaîne. Aujourd’hui en forêt il faut réinvestir 80 % d’une vente pour renouveler ses peuplements. Alors qu’il y a 30 ans le réinvestissement représentait 20 % des recettes... Ce développement de la filière va impliquer une mobilisation plus importante du bois de nos forêts. C’est indispensable aujourd’hui du fait du changement climatique qui implique une nécessité absolue de rajeunir notre forêt (et donne les moyens de le faire).

Ce sujet nous tient tellement à coeur que Fransylva a, avec Atlanbois l’organisateur du Carrefour International du Bois 2018, identifié le sujet du renouvellement des forêts comme un enjeu majeur sur lequel l’amont et l’aval se retrouver et sur lequel nous devons travailler ensemble. Rendez-vous fin mai à Nantes !

A propos

Fransylva, la Fédération nationale des syndicats des forestiers privés de France regroupe : 18 unions régionales, 78 syndicats départementaux ou interdépartementaux, soit 40 000 adhérents et 2,7 millions d’hectares (1/4 de la surface des forêts privées). Elle représente les sylviculteurs auprès des pouvoirs publics français et européen, des partenaires de la filière forêt bois et des organismes non gouvernementaux impliqués dans la filière forestière. Elle informe les propriétaires forestiers sur les questions politiques, juridiques, environnementales et économiques. Elle leurs donne ainsi les moyens de gérer leur forêt en acteurs économiques responsables avec sérénité et les incite à s’engager dans une gestion durable de leur forêt.

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Afficher 1 commentaires:

Alain Crouzat
Très bonne analyse, il faut que la filière bois sorte par le haut pour que tous les acteurs soient gagnant!!