Suisse : Stratégie énergétique 2050

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Groupe Spécailisé Bois Industrie au sein de Holzindustrie Schweiz
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Le Groupe spécialisé bois d’industrie s’est réuni le 1er février à Gossau sous la direction du Dr. Andreas Hurst, avec pour principal objet la Stratégie énergétique 2050 et ses effets sur l’économie forestière et l’industrie du bois. Ces derniers sont essentiellement positifs car non seulement la demande en énergie-bois et en pellets augmente, mais aussi la demande en matériaux d’isolation, panneaux de particules et sciages (programme bâtiment). En outre, les effets des taxes liées à la production du papier et des produits dérivés du bois, gourmands en électricité, sont atténués. Dans le cercle du Groupe spécialisé, l’objectif reste toujours de faire passer l’exploitation matérielle avant l’exploitation énergétique. Toutefois, il est aussi évident que le coût élevé des transports fait obstacle à une valorisation optimale du point de vue théorique. Toujours est-il que les usines qui transforment du bois d’industrie sont suffisamment approvisionnées ; il y a assez de matière première pour tous les industriels de la transformation.

Cluster bois et énergie au niveau 4.0

L’énergie-bois est une énergie fiable, qui n’est pas de nature aléatoire comme le soleil et le vent. L’entreprise Lehmann Holzwerk AG utilise l’énergie-bois de façon exemplaire, comme l’a démontré une visite guidée de l’entreprise : L’installation ORC fournit 7 mio kWh, soit assez d’énergie pour les installations de sciage, de rabotage et de triage plus la construction bois. Selon Urban Jung, l’entreprise Lehmann AG est également autonome en ce qui concerne son approvisionnement en chaleur et en plus, elle produit aussi 18'000 t de pellets, environ 1'500 t de litière pour petits animaux et environ 800 t de briquettes d’écorce. Katharina Lehmann a présenté des exemples d‘architecture moderne réalisables uniquement avec les processus de planification et de production les plus modernes. Des poutres porteuses courbées dans deux sens, toutes différentes les unes des autres, sont actuellement en préparation pour le chantier du toit galbé qui recouvrira la place dans le projet Swatch à Bienne. Aucun plan, aucun coup de crayon sur les poutres porteuses, tout est digital – c’est l’application de l’industrie 4.0 au niveau de la planification, de la fabrication d’éléments de construction et du montage. Performances de pointe très impressionnantes à Gossau.

Recul du FSC en vue côté matière première

Cela ressortait déjà de la Commission du marché du bois : Le nouveau standard FSC forêt qui est prévu va pousser de nombreux propriétaires forestiers à démissionner. Les nouveau standards pour la forêt et le domaine social exigent des preuves supplémentaires et généreront encore plus d’administration et d’audits. Les entrepreneurs forestiers et les scieries sont déjà confrontés au nouveau standard international CoC, qui contient aussi des nouveautés inadaptées et incompréhensibles pour l’Europe centrale. La prochaine recertification 2018 devrait là-aussi entraîner de nombreuses démissions. D’autre part, Perlen Papier et Swiss Krono ont un haut pourcentage d’exportation et livrent vers des destinations qui exigent le FSC. Le marché indigène du do-it préfère aussi le FSC, ce que ressentent certaines scieries et producteurs de pellets. Toutefois, ils doivent tous prendre en compte le scénario d’un recul drastique du bois FSC suisse. A la place du FSC, on demanderait un certificat reconnu au plan international, établi par l’OFEV, les services forestiers cantonaux ou les organisations de propriétaires forestiers – à l’instar de la garantie d’Etat proposée il y a trois ans (Motion Binder à propos de la RBUE). Une Conférence des acheteurs et des vendeurs de bois FSC suisse devrait être instaurée.

La production marche bien

Le Groupe spécialisé confirme que le mois de janvier froid a eu une influence positive sur la branche. Des stocks ont non seulement été aménagés en forêt, mais aussi dans les usines. Non seulement la demande en pellets est bonne, mais aussi la demande en produits dérivés du bois et en sciages – mais sans marge pour augmenter les prix. La forte concurrence internationale, la hausse de la RPLP et la nouvelle baisse du cours de l’Euro font obstacle. Le mois de janvier froid a procuré les meilleures conditions possibles pour la récolte du bois, et l’enlèvement rapide a confirmé la bonne demande. Les usines seront bien preneuses jusqu’en été et elles espèrent que la récolte du bois ne sera pas interrompue longtemps par le terrain qui s’est actuellement ramolli.

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