Demain c'est Batimat

Source:
Fordaq JT
Visites:
332
  • text size

L'édition 2017 de Batimat perd deux halls par rapport aux éditions précédentes (hall 7, hall 8). s'en suit une recomposition et le petit village gaulois du bois n'est plus logé au fond à droite du hall 5a, loin de l'entrée mais dans une zone de passage vers le hall 5b et ses animations BIM (entre autre). Structure et enveloppe est dans le hall 6, Menuiseries et fermetures avec les machines d'atelier en 5a, Matériel de chantier et outillage rapatriées du hall 7 et 8 dans le hall 5b. A part cette réorganisation, c'est tout de même une certaine continuité qui prédomine dans le domaine recentré du bois, avec même quelques aspects intéressants quant à la présence internationale. 

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était et Batimat non plus. S'il manque deux halls ce n'est pas pour rien. Certains exposants de référence comme Poujoulat ou Arcelor Mittal ne sont pas là. Les temps changent, certes, et il y a aussi l'éternel retour d'acteurs qui montent et qui montent, jusqu'à ce que la présence à Batimat soit devenue tellement coûteuse, et même pas tant pour la surface de stand, que les dirigeants décident de tester autre chose. Cela s'est déjà vu à Batimat au fil des décennies, ça repart et ça revient. Mais tout de même, ça part plus que ça ne revient. 

Dans le bois, ça ne part pas tellement en fait. Il y a un noyau dur toujours présent, tout particulièrement des scieurs de référence qui ont toujours l'habitude de voir leurs clients distributeurs à Batimat, et qui souvent ne sont pas tombés dans les excès financiers. Et puis il y des acteurs aval comme CBS-CBT, Charm'ossature, Lignotrend. Pas très nombreux mais toujours intéressants. La représentativité des familles de produits du bois est par contre de plus en plus faible, OSB, contreplaqué, CLT (quand même KLH et Piveteau, sinon un exposant letton comme l'autre fois), caissons, construction modulaire, bardages... Dans bien des domaines, le CIB est nettement plus représentatif, et Artibat aussi. 

Ce qui est intéressant cette année, c'est la présence russe, turque, indonésienne, malaysienne, belge, lettone, en plus des exposants qui apportent leur savoir-faire et leur audace commerciale tout droit de l'Autriche, de l'Allemagne ou d'autres pays où l'industrie du bois est forte.

Si l'on se fie au moteur de recherche exposant de Batimat, manquent à l'appel : Eurochêne, Accoya, Fibre Premium, Moulinvest, Schilliger,  techniwood, Woodeum, Mathis, Stora Enso, Valchromat, LIB... Le recul du bois à Batimat est particulièrement saisissant a priori en décoration et dans le monde de la fenêtre (il reste Bieber). 

Comme Batimat reste un reflet du marché, l'une des questions de cette édition sera de savoir si cette absence, cette contraction, ce recul, sont aussi, ou non, l'expression d'un déclin du bois dans la construction. La seconde question sera de savoir si l'intéressante présence étrangère notamment dans le bois traduit une ouverture ou une globalisation du marché, ou à défaut, au moins, une volonté étrangère de globalisation. Enfin, malgré tout, Batimat permet de prendre le pouls de la capacité d'innovation, et bien sûr la température du marché, toujours un peu réchauffée par les projecteurs. 

Batimat est un forum et pour la filière bois, l'événement reste un moment d'échange de première importance, à saisir absolument pour comprendre ce qui se passe. 

Postez un commentaire