Bois tropical - nouvelle dérive ?

  • janvier 26, 2012
  • • Source: LCB/Fordaq
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Les importateurs de bois tropicaux regroupés au sein de l’association Le Commerce du Bois ont pris acte des mesures dérogatoires récentes qui ont conduit à l’arrivée de grumes de petits diamètres sur les ports de Nantes et La Rochelle. Face à la menace qui pèse sur les ressources forestières mais aussi au risque de déstabilisation du marché des bois tropicaux, ils ont adopté la position suivante :
Souhaitant réaffirmer leur engagement en faveur d’une politique d’achats responsables qui s’appuie sur une gestion durable des forêts, ils ont décidé :
- de ne commercialiser que des grumes de Moabi de diamètre supérieur à 80 cms ;
- de limiter à 25% maximum le pourcentage de grumes de diamètre de 50/59 cms dans les lots de niangon importés ;
- d’informer les organismes certificateurs en charge de la Charte environnementale LCB de ces critères d’exclusion ;
- d’informer les autorités compétentes des pays producteurs concernés de ces engagements. Ces engagements ont pris effet dès le 16 janvier 2012.
La promotion des produits tropicaux d’une qualité technique reconnue passe nécessairement par l’affirmation de l’origine légale et durable de la ressource forestière.

Contacté, Eric Boilley de LCB fournit les précisions suivantes : il y a quelques années, une démarche analogue avait déjà été engagée vis-à-vis du Libéria, LCB refusant de commercialiser des bois de petit diamètre. La dérive actuelle conernerait notamment le Moabi en provenance du Kongo Brazzaville et le niangon du Libéria ou d'autres pays. LCB a effectué une démarche auprès du ministère de tutelle afin que cette décision puisse être relayée sur le plan international.

Pour ce qui concerne l'opinion publique, le cas des sous diamètres pose un problème épineux. On se trouve en face d'une dérive pourtant encadrée par la légalité des codes forestiers. LCB aurait pu choisir de fermer les yeux pour empêcher que le bois tropical soit de nouveau sur la sellette, mais l'association a préféré prendre le taureau par les cornes. Le succès de l'initiative dépend sans doute de la façon dont se comporteront les importateurs asiatiques de bois tropical africain.